Voyage au Pays Bas par Dominique Choplin

HOLLANDE 2016 381Samedi 16 mars, à 6 heures du matin, trentre adhérents de l’association du Moulin Saint Michel et quelques autres castomricains ont mis le cap sur les Pays-Bas, le pays des tulipes.

Jour 1 :

Nous avons suivi la route de Dinan, Dol, ( nous avons aperçu le Mont Saint MIchel ), Caen; très bon déjeuner à Saint Gratien-des-Bois, près de Deauville.

Nous avons poursuivi notre route en traversant le Pont de Normandie. Nous avons longé la Côte d’Opal; nous avons pu apercevoir les côtes anglaises au Cap Gris Nez, entre Boulogne et Calais.
Nous avons enfin rejoint notre hôtel près de Dunkerque.
Ciel gris et pluie jusqu’à Boulogne puis soleil qui ne nous quittera plus jusqu’au retour.

Jour 2 :

Départ matinal vers la Belgique, en direction de Bruges. Visite guidée de cette très jolie ville, sous le soleil, avec des guides très sympathiques. Bruges est appelée Venise du Nord car elle possède de nombreux canaux qui encerclent ou traversent la ville. Sur les bords du centre ville se trouvent encore des restes de forteresse. Nous avons découvert son béguinage, ses canaux, l’hôpital Saint Jean, la place du Markt, la place du Burg, le Beffroi, la Basilique du Saint Sang, la Cathédrale….HOLLANDE 2016 319Après un bon déjeuner dans cette ville, nous avons fait route vers les Pays-Bas. Nous avons accueilli notre guide quelques kilomètres après la frontière, puis nous sommes partis vers Kinderdijk, village typique dans un authentique paysage de polder, avec ses dix- neuf moulins à vent qui ont servi dès le dix-huitième siècle à assécher les terres. Ils ont été remplacés au dix-neuvième et au vingt siècle par des stations de pompage. Parmi ces moulins, huit ont un tronc conique en briques avec une calotte tournante en chaume, orientable de l’extérieur, et une roue à aubes intérieure; huit autres sont octogonaux, en bois, également avec une calotte tournante. Un seul est un moulin à pivot, surélevé sur une base en maçonnerie. Nous avons pu voir aussi des bassins collecteurs hauts et bas. L’alignement des moulins de Kinderdijk a été inscrit au patrimoine mondial par l’Unesco en 1997.

Après cette visite très intéressante, nous avons rejoint notre hôtel à Zandvoort, en bord de mer, dans la région d’Amsterdam.
HOLLANDE 2016 135Quelques mots sur les Pays-Bas :

Le royaume des Pays- Bas est un pays frontalier avec la Belgique au sud et l’Allemagne à l’est.

Il compte près de dix- sept millions d’habitants.

Monarchie constitutionnelle, il est administré en douze provinces.

La capitale est Amstersam, bien que le gouvernement et le parlement soient à La Haye.

Un quart du territoire est situé sous le niveau de la mer du Nord qui le baigne au nord et à l’ouest. Les terres littorales sont pour  la plupart protégées par des digues.
HOLLANDE 2016 530Jour 3 :

Départ matinal pour les halles aux fleurs  d’Aalmeer, le plus grand marché aux fleurs du monde situé dans la province de la Hollande-Septentrionale, à une quinzaine de kilomètres au sud-ouest d Amsterdam. Des fleurs du monde entier y sont vendues quotidiennement; c’est le pôle majeur du commerce mondiale des fleurs.HOLLANDE 2016 256

Départ ensuite pour Rotterdam, ville portuaire située en Hollande-Méridionale. Visite en car essentiellement. Rotterdam est la deuxième ville des    Pays -Bas  après Amsterdam. Son activité est principalement maritime. Son port est le plus grand d’Europe et l’un des plus importants au monde.
Le centre-ville fut totalement détruit pendant la seconde guerre mondiale. La ville fut reconstruite, ce qui explique sa modernité et celle de son port. Nous avons pu découvrir son architecture impressionnante, son marché couvert Marktal, ses maisons cubes, sa tour Euromast, son pont Erasmus….

Déjeuner à Lisse, toujours en Hollande-Méridionnale, puis dans cette même région, visite du parc florale de Keukenhof de 32 ha, avec ses sept millions de tulipes, narcisses et jacinthes. Ce parc fut créé au quinzième siècle, puis transformé en 1949 pour accueillir des expositions de fleurs à bulbes.
Des pavillons présentent également des expositions d’autres fleurs ( roses, orchidées…). Un moulin à vent datant de 1892 fut installé en 1957. Il permet d’avoir un point de vue  sur les champs de tulipes et de jacinthes qui sont aux alentours.
Retour à l’hôtel en fin de journée.HOLLANDE 2016 519Jours 4

Départ matinale vers Giethoorn, village de la province de l’Overijssel, surnommé Venise des Pays-Bas. Giethoorn est un village lacustre dans une région de tourbières marécageuses. Il est à cheval sur le canal Dorpsgracht; il est inaccessible en voiture; il est parcouru par de nombreux canaux.

Nous l’avons visité en bateau et avons pu découvrir ses fermes avec, pour certaines, des toits bombés en chaume appelés toit en dos de chameau, ses chaumières et autres habitations.

Déjeuner dans un restaurant près de ce village, puis départ vers la Grande Digue, l’Afsluitdijk, longue de 32 km, qui relie la province de la Frise à celle de Hollande-Septentrionale. Elle fut construite en 1927 et 1933 pour protéger une grande partie de la côte hollandaise de la mer. C’est en réalité un barrage. Cette digue sert à fermer le Zuiderzee afin de le transformer en une étendue d’eau douce appelée désormais Ijsselmeer. Aux deux extrémités de la digue, des systèmes d’écluses permettent le passage des bateaux. Des vannes aident également à décharger vers la mer de Wadden le surplus d’eau du lac apporté par les rivières et celle pompées dans les polders.
Nous terminons cette belle journée ensoleillée par les visites de Volendam, petite localité portuaire au nord d’Amsterdam et de la presqu’île de Marken situé sur le Markermeer, lac séparé du lac Ijsselmeer par une digue, le Markenwaarddijk. Marken est un village pittoresque qui fut séparé du continent lors d’une tempête au treizième siècle. Jadis, l’île subissait de nombreuses inondations. Cest pour cette raison que les maisons furent construites  sur pilotis.

Une digue,  construite en 1957, a permis de relier la ville au continent.

Jour 5

Notre cinquième jour fut consacré, à la visite d’Amsterdam, capitale du royaume des Pays-Bas et ville la plus peuplée de ce pays. Elle est située en province de Hollande-Septentrionale.

Un tour panoramique en car, puis une promenade en bateau sur les canaux nous ont permis de découvrir cette ville et son port.
Le nom de cette commune vient d’un ancien nom néerlandais Amstelredamme : digue ( dam ) sur l’Amstel.
Amsterdam est construite sur les rives de l’ lj et de l’Amstel, sur un grand nombre d’îlots de sable reliés par plus de mille ponts. Le quartier de Wallen qui est la partie la plus ancienne de la ville s’est développée autour d’un réseau concentrique de canaux semi-circulaires reliés par des canaux perpendiculaires, formant ainsi une toile d’araignée.
Après les visites en car et en bateau et un excellent déjeuner, certains ont choisi de visiter un musée, d’autres de parcourir à pied quelques rues de cette ville.
HOLLANDE 2016 416 Capitale culturelle du pays, le Rijksmuseum, le Stedelijk Museum et le musé Van Gogh sont parmi les musées les plus visités au monde.

La promenade à pied a permis de découvrir son béguinage, le quartier de l’université, la tour Munttoren…
Nous avons tous admiré les très jolies façades colorées des maisons, toutes différentes et nous avons tous été très impressionnés par les milliers de vélos qui circulent ou stationnent dans la cité.

HOLLANDE 2016 465

 

Jour 6

Nous quittons définitivement notre hôtel des Pays- Bas et commençons notre voyage de retour.
Arrêt à La Haye qui est le siège du gouvernement des Pays- Bas et le lieu d’un grand nombre d’institutions. Elle est située dans la province de la Hollande-Mériodionale. C’est la troisième ville des Pays-Bas, en nombre d’habitants, après Amsterdam et Rotterdam.

HOLLANDE 2016 530

Nous avons pu photographier le Binnenhof, centre décisionnel législatif et exécutif du pays et le Palais de la Paix, siège de la Cour permanente d’arbitrage et Cour internationale de justice des Nations Unies.
Nous reprenons la route et nouvel arrêt à Scheveningen, station balnéaire très fréquentée.
Après un bon déjeuner dans cette ville, retour vers la frontière en passant par Zeebrugge et Oostende.

Nous retrouvons notre hôtel près de Dunkerque.

Jour 7

Jour du retour vers la Bretagne; nous avons laissé le soleil aux Pays-Bas.
Notre voyage de retour s’effectue tranquillement. Arrêt à Bergues, ville typique du Nord avec son Beffroy, puis au Touquet.
Déjeuner à Saint-Gacien-des-Bois.
Petit arrêt à Avranches, puis dîner à Dinan.

Ce fut un voyage très  agréable, sous le soleil, dans une atmosphère très conviviale.
Tout le groupe en gardera un excellent souvenir.
Un grand merci à notre très sympathique chauffeur, à notre guide très chaleureuse et efficace, aux Pays-Bas, qui nous a fait apprécier et aimer son pays et un très grand merci à Henri qui a eu l’idée de ce voyage et qui l’a préparé.HOLLANDE 2016 211

 

 

Site indisponible depuis le 1er avril

1&1Le blog amicaledumoulin.com a été indisponible (down) à plusieurs reprises depuis vendredi 1er avril (ce n’est pas un poisson). Des pannes liées à la mise en place de nouveaux serveurs chez l’hébergeur (1&1), afin d’améliorer les performances. Cependant, les changements d’adresses des serveurs n’ont pas été répercutées immédiatement sur tout le réseau et jusqu’à ce matin, même si le blog était redevenu accessible, l’interface d’administration (back office) et le transfert de fichiers (FTP) demeuraient indisponibles. Au point que  j’envisageais de changer d’hébergeur. Ceci étant, 1&1 a l’avantage d’avoir un service client accessible par un numéro non surtaxé, et ils vous rappellent gratuitement si le temps d’attente est trop long. Tout semble être rentré dans l’ordre aujourd’hui, lundi 4 avril. N’hésitez pas à nous signaler des dysfonctionnements éventuels.

Compte rendu de l’Assemblée Générale du 18 mars 2016

L’assemblée générale de l’Amicale des Moulin, Fontaines et lavoirs s’est tenue le 18 Mars 2016 en présence des représentantes des municipalités de Saint-Quay-Portrieux et d’Étables sur Mer.

Outre les points traditionnels (activités passées, approbation des comptes 2015, activités à venir, élection des nouveaux administrateurs pour compléter le CA), le sort du calvaire de la rue Louais, monument historique du XV° siècle en mauvais état, situé à la limite des deux communes a fait l’objet d’un débat marquant ainsi l’intérêt de l’Amicale pour le patrimoine, petit ou grand.

Migration du site de l’Amicale du Moulin

cropped-moulin-1.pngLe site amicaledumoulin.com a été migré vers une nouvelle plateforme, afin de mutualiser, et donc de réduire les coûts d’hébergement. En même temps la base de données a été nettoyée et optimisée et une nouvelle favicon a été mise en place : c’est la petite icone représentant un moulin qui s’affiche dans l’onglet du navigateur. Il est fort possible que certaines images ne s’affichent plus, c’est dû au fait que la racine du site est passée de amicaledumoulin/moulin/ à amicaledumoulin. Ne vous inquiétez pas, je suis en train de modifier les chemins dans la base de données. Je remercie les visiteurs de me signaler tout dysfonctionnement ou lien mort.
L’ancien site, créé par Georges Marandel, reste accessible, par le lien Ancien Site, dans le bandeau du haut, à droite. Je me suis aperçu qu’il manquait au moins une image, celle du nettoyage du lavoir de la BARRIQUE en juin 2008, dans la page Les lavoirs / 2008 à 2011. Je m’efforcerai de la retrouver.
Une version autonome du site amicaledumoulin.com a été installée sur une clé USB, avec un serveur WAMP. Ça constitue une sauvegarde et ça permet de présenter le site de l’amicale hors connexion. Le président de l’association et l’administrateur du site seront chacun dépositaire d’une de ces clés de sauvegarde.
Denis Roques

Article OF du 21/03/2106 sur le calvaire de la rue Louais

PEUT-ON SAUVER LE CALVAIRE DE LA RUE LOUAIS ?

Peut-on sauver le calvaire de la rue Louais ? la question peut paraître provocante pour les amoureux du patrimoine. Pourtant, elle se pose quand on analyse les propos tenus lors de l’assemblée générale de l’Amicale des moulin, fontaines et lavoirs, vendredi au centre des congrès. Préalablement, Daniel Le Meur avait fourni une présentation historique : “Un monument classé en 1918 dans un état d’abandon et de dégradation qui nécessiterait l’intervention de vrais spécialistes. Après une restauration en 1863, il fut déplacé en 1986 pour laisser passer les camions s’approvisionnant à une carrière, mais il a été remonté avec des non-sens dans un environnement détestable…”

Datant du  XV siècle

Vingt trois personnages sont dénombrés sur ce calvaire de facture gothique datant de la fin du XV siècle. Il fut démonté et caché durant la révolution : les mutilations de la statue de la sainte Catherine d’Alexandrie avec, à ses côtés, l’attribut de son martyre, une roue, attestent cependant de la violence de l’époque. Aux angles du socle se tiennent les évangélistes tenant des phylactères. Au sommet, d’un côté, une vierge de gloire présente son fils alors que de l’autre, la crucifixion, matérialisée par un Christ bras ouverts, illustre le mystère de la rédemption. Des anges récupèrent son sang qu’ils répandront pour le salut du monde. Au pied de la croix, une piéta exceptionnellement expressive, étonnée par tant de malheur, la vierge lève les yeux pour implorer le ciel. Apparemment sa prière n’est pas parvenue jusqu’à l’administration des monuments historiques.

Dans la salle, les propositions fusent : Et si l’on organisait une souscription pour la restaurer ? Le département ne pourrait-il pas participer à son sauvetage ? Ne conviendrait-il pas de le protéger en le mettant à l’abri dans une église ? Le débat est lancé pour tenter de sauver un chef-d’oeuvre en grand danger de disparaître.

Le Moulin de la Falaise à Batz sur Mer

Le Moulin de la Falaise aurait été érigé au XVIe siècle à Guérande. Il a été déplacé (!) en 1926 à son emplacement actuel, au bout de la rue principale de Batz sur Mer, sur la route du Croisic. Il a été rénové en 1992 après un incendie qui a ravagé sa toiture en 1978. C’est un moulin de type “petit pied”, il est géré par une association qui l’anime et qui vend de la farine de sarrasin.

DSCN1223R

Les Recettes Du Meunier

LE CALVAIRE RUE LOUAIS PAR NOELLE GALLOT

56c56056206918adf504ed586b00af59_html_m616e6ca5A la limite d’Étables-sur-Mer et de Saint-Quay-Portrieux, un monument du XVe siècle se désagrège dans l’indifférence générale.
En 1462-1463, sévissent en Bretagne de grandes épidémies de peste, réduisant de 30% la population dans l’ensemble du pays. Les seigneurs de la rue Louais, les sires Nicol et Percevaux, échappent à la maladie. Pour remercier le ciel de sa clémence, ils décident d’ériger un calvaire à leurs frais. A Lesneven, quelques membres du grand atelier ducal du Folgoët achèvent la statue de Saint Jacques le Majeur (vous pouvez encore l’admirer). 56c56056206918adf504ed586b00af59_html_7b60f6d0Ils ont vite fait de recruter un sculpteur qui exécute l’oeuvre, conformément à leur demande : L’artiste représente la Crucifixion. Le Christ penche la tête vers la droite, tandis que quatre angelots récupèrent dans des vases le précieux Sang. Au pied de la croix, Marie Madeleine serre sur son coeur un flacon d’huile parfumée, tandis qu’à sa gauche Saint Jean tente de dominer sa peine. Sur l’autre face, la vierge porte son enfant sur le bras gauche. A sa droite, un ange la couronne. Le fût qui n’est pas d’origine, mesure 1m60. Sur le socle, à l’avers, Notre Dame de Pitié lève les yeux au ciel, comme pour y rechercher une justification à son immense chagrin. Elle a un visage rond de petite fille. Elle m’évoque toujours la Piéta de Michel Ange qu’on ne peut voir sans être ému.

Le sculpteur était-il gaucher ? Car contrairement aux habitudes de l’époque, elle tient la tête de son fils de la main gauche. Sa main droite repose sur la poitrine du défunt, espérant peut-être percevoir un dernier souffle de vie.
Malgré l’épaisse couverture de lichen qui aujourd’hui la dissimule à nos yeux, c’est une oeuvre admirable et poignante qui mériterait un autre destin….

Sur le revers, sainte Catherine d’Alexandrie s’appuie sur sa roue brisée. Dessous, les blasons des sires Nicol et Percevaux sculptés en bas relief sont illisibles. Les quatre évangélistes, qui aux quatre coins de la table devaient répandre la bonne nouvelle, ont presque complètement disparu.

Initialement situé à proximité du manoir de la rue Louais, donc sur St Quay-Portrieux, il fut déplacé probablement au début du XXe siècle, pour le positionner au centre de la rue Louais, à la limite des deux communes, au carrefour du chemin du ponto.

56c56056206918adf504ed586b00af59_html_7d596a98En 1987,  gênant la circulation automobile, il gagna son emplacement actuel, donc sur Étables-Sur-Mer. Il fut restauré en 1863 : Catherine et l’un des  évangélistes héritèrent d’une tête en ciment ! Le 25 janvier 1918, en pleine guerre  il fut classé Monument historique. Les Bretons espéraient-ils ainsi obtenir la prompte signature de la paix ? Le 23 novembre 1931, Henri Fortier de la Messelière fit un relevé précis des sculptures du Monument. Grâce à la netteté de ses croquis, j’ai pu décrire cette oeuvre ruinée par les intempéries et la pollution.

En 2006 les photos publiées par le Service Régional de l’Inventaire, rendent évidente la progression des dégradations subies depuis lors par ce monument, dont on cherche en vain un équivalent dans le département.
Comme pour entériner sa déchéance, son environnement, l’entrée de l’un des derniers chemins creux de la région, est constellé de constructions en parpaings. Sans oublier bien sûr, qu’il est devenu un lieu de parking bien pratique

Le calvaire de la rue Louais par Daniel le Meur

photo calvaire_0003Ce calvaire datant de la fin du XVe siècle porte encore les blasons, aujourd’hui effacés, des familles Nicol et de Perceveaux seigneurs du Manoir de la rue Louais qui en ont eut eu l’initiative.

Bien que ce calvaire soit incomplet, la statuaire comporte 23 personnages. Il fut démonté en 1793 et caché dans les familles durant la tourmente révolutionnaire: le fût de la croix d’origine a été remplacé par un fût de granit sombre à section polygonale aplatie.

La statue, mutilée de St Catherine d’Alexandrie, est témoin de cette période violente. Le calvaire fut restauré en 1863 par les soins de l’abbé Gicquel Recteur de Saint Quay. A la croisée de cinq chemins, il dominait le carrefour, érigé sur un petit tertre entouré d’un mur et d’une haie d’aubépine. Un porche de deux pierres dressées donnait accès à l’enclos. Cette structure est unique en Bretagne. Aux angles du socle se tiennent les évangélistes tenant des phylactères annonçant la parole aux quatre coins du monde. Sainte Catherine y figure avec la roue rappelant son martyre.

photo calvaire_0006Au  sommet, façade Est une vierge de gloire présente son fils, promesse de salut: c’est le mystère de l’incarnation. La façade Ouest, la crucifixion illustre le mystère de la rédemption: un christ bras ouverts, entouré de la vierge et de St Jean, des anges accueillant le précieux sang. Au pied de la croix se tient une piéta surmontant la table d’offrande. Si le monument porte les marques du temps, les personnages ont gardé une force d’expression qui introduit la méditation. Classé monument historique en 1918, mais en a-t-on tenu compte ? Il méritait mieux qu’une relégation. Il fut déplacé 1986 du cœur du carrefour à l’endroit actuel.

EDITO DU PRÉSIDENT

OLYMPUS DIGITAL CAMERAChers amis du Moulin,

Les moulins à vent ont toujours fière allure, avec leurs ailes mises au vent. Derrière l’image d’Epinal, on retrouve tout un art de vivre. Ils étaient menacés de disparition ; ils sont aujourd’hui défendus et conservés par des associations.

Pour qu’un moulin survive il faut qu’il fonctionne, quarante d’entre nous, iront visiter la Hollande du samedi 16 au vendredi 22 avril 2016. Nous admirerons les moulins de ce pays qui sont des chefs-d’oeuvre d’ingénierie. Ils sont classés au patrimoine de l’UNESCO.

avant800Intéressons nous à notre patrimoine pour qu’il attire de nombreux touristes, afin qu’ils admirent la beauté de notre environnement.

photo calvaire_0005 2Nous remercions la municipalité qui a rénové le lavoir de Porcuro à Kertugal.

Notre attention se porte tout particulièrement sur le calvaire de la rue Louais. Ce calvaire classé monument historique en 1918, doit être mis en valeur, serons nous entendus ?.

A  bientôt, pour l’assemblée générale qui se déroulera le 18 Mars à 15h au centre des congrès.