Randonnée-Découverte du “LUNDI”

 

 

Clin d’oeil sur les randonnées-découvertes du “Lundi”, sous la houlette de Marie-Françoise.

Depuis la reprise de Septembre nous avons déjà bien battu la campagne et les bords de mer.

A chaque sortie, ces nouvelles découvertes se sont déroulées dans la bonne humeur et la convivialité.

Ces randonnées nous permettent de délaisser les grandes routes au profit des sentiers.

La marche nous apporte l’activité sportive la plus naturelle et la plus simple à pratiquer.

Venez nombreux vous joindre à nous pour les prochaines sorties.

Rendez-vous tous les lundis à 14 Heures Place de Verdun à Saint-Quay.

Photographe : Odile DELAUNE

Visite de Fort La Latte, Randonnée sur le GR34 jusqu’au Cap Fréhel, Géologie.

Commentaire de Charlotte

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Après un week-end de tempête, le ciel s’est montré clément pour notre sortie géologique du lundi 8 octobre.

Le Colonel, remplaçant au pied levé M. Guillaume (hélas souffrant, à qui nous souhaitons un prompt rétablissement) a évoqué les différentes roches que l’on peut trouver en Bretagne, dont la plus dure, une roche noire issue d’un magma, la diorite, à ne pas confondre avec le gabbro.

Sur le chemin qui nous mena au « Fort La Latte », nous avons pu admirer un étonnant menhir baptisé « doigt de Gargantua ».  

Impressionnant ce château fort moyenâgeux et défensif. Une fois passé le pont-levis, sous la herse, nous arrivons dans la fort jolie cour de ce château bâti entre le XIII et XVI siècle par une très ancienne famille bretonne, les Goyon.

En 1597, un délégué du Duc de Mercoeur nommé Saint-Laurent, l’assiégea et l’assaillit. Le château fut démantelé, pillé, ravagé, incendié. Seul le donjon résista.

C’est à un château en ruine que s’intéressa le sieur Garengeau, chargé de fortifier la Côte pour la défense de Saint-Malo. Le château fut transformé en conséquence avec l’accord des Matignon entre 1690 et 1715. On lui doit en grande partie l’aspect que nous lui connaissons.

Puis Il fut question du redoutable four à rougir les boulets, de mâchicoulis, d’oubliettes, de latrines, d’arbalètes, de couleuvrines (petits canons transportables), d’armes d’hast (armes pourvues d’un long manche comme une lance) sans oublier un joli petit jardin médiéval.

Le site servit à différents tournages de films dont « Les Vikings »

Au cours du XIXème siècle, il fut peu à peu abandonné.  La Famille Joüon des Longrais en fit l’acquisition, le restaura en 1931 et l’ouvrit aux visites.

Après cette fort intéressante visite, le déjeuner fut animé, joyeux, à l’ombre des grands pins. Yves poussa la chansonnette reprise en cœur par nous tous.

 

C’est en traversant la lande de bruyères, que nous atteignîmes le Cap Fréhel aux falaises de schiste et de grès rose, face à l’immensité de la mer aux tons bleu vert ce jour là, sa superbe vue sur le Fort La Latte, et toujours sous un grand ciel bleu.

Le musée de la géologie spécialement ouvert à la demande préalable du Président fut également très instructif.

Un grand merci à Henri et Marie-Françoise pour cette inoubliable journée.

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Fête de la Saint-Michel au Moulin

Fête de la Saint-Michel

Samedi 29 septembre 2018

à partir de 12 Heures

Ambiance Festive

Apportez votre pique-nique

Visite du Moulin toutes voiles au vent, mouture

 

Moulin à vent

                    Raison de cette célébration  :

    Le Moulin a été édifié en 1830, en lieu et place de la Chapelle Saint-Michel

                   d’où son nom : ” Moulin Saint-Michel

                   Qui était ” l’Archange Saint-Michel ” ?

                                              Pour connaitre son histoire cliquez sur le lien suivant :

                                http://www.c-d-t.org/wa_files/7_20sanctuaires-a-SaintMichel.pdf

Marche historique sur les traces du ” Petit Train “

Commentaire de Dominique CHOPLIN

Lundi 17 septembre 2018, pour la « rentrée » du club de marche, une trentaine de randonneurs s’élançaient joyeusement, sous un très grand soleil, sur les traces de l’ancienne ligne de chemin de fer du « Petit Train des Côtes du Nord » qui reliait Saint-Brieuc à Plouha et qui , de 1905 à 1956, a permis aux  « baigneurs » de rejoindre leur lieu de villégiature.

 

Nous sommes partis à 14h de la Place de Verdun et avons longé la plage du Casino jusqu’au Gerbot d’Avoine où , nous a raconté Henri, un lunch succulent avait été servi le jour de l’inauguration de la ligne, le 15 octobre 1905, aux 400 invités privilégiés du voyage inaugural.

Nous sommes ensuite remontés en direction de la rue de la Gare pour nous arrêter un court instant sous le grand pin maritime qui jadis étendait ses branches sur le bâtiment de la gare de Saint-Quay  aujourd’hui disparu. Nous avons poursuivi notre chemin en suivant d’aussi près que possible  l’ancienne voie du « Petit Train » : nous avons emprunté la rue du Martouret après avoir franchi le pont du Tertre aux Pendus , puis rejoint la D786 . Toujours en essayant de suivre l’ancien tracé de la ligne de chemin de fer, nous avons gagné l’ancienne gare du Portrieux dont le bâtiment existe encore aujourd’hui (près des actuels services techniques ).

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  • petit-train-St-Quay-Etables

Surtout cliquez sur le lien suivant pour lire la suite du compte-rendu de Dominique CHOPLIN  ainsi qu’ un  souvenir du petit train de notre ancien dévoué trésorier Bernard CADORET.

https://drive.google.com/file/d/1wn6COhXKuBSsk6UpHlu94s8YrFmXLOBC/view?usp=sharing

 

Présence bénéfique de “L’Amicale du Moulin” au Forum

Beaucoup de visiteurs sont passés sur notre stand.                                                        forum assocation moulin

Il sont repartis très intéressés par nos différentes activités :

– Le travail  de sauvegarde du “Moulin” grâce à nos bénévoles.

– La Marche du ” Lundi “.

– Nos conférences sur des sujets divers et variés.                          forum association amicale

– Notre futur voyage en Italie

– Nos sorties à la journée combinant visite de sites, pique nique et petite randonnée ….et convivialité !

 

Nous sommes de plus, très satisfaits  du nombre de nouveaux adhérents queforum assocations nous avons enregistrés, d’autres attendent avec impatience la retraite ou leur nouvelle implantation définitive dans notre belle région, pour s’inscrire ….

 

Nous remercions les organisateurs de ce forum pour leur professionnalisme.

 

 

Moulin St Michel, toutes voiles au vent.

Comme les 3 jeudis précédents (250 visiteurs), venez découvrir notre Moulin à Vent en fonctionnement. Vous assisterez à la mise au vent des voiles à 14 h30 –  Fermeture 18 heures

  • Réglage des voiles
  • Rotation du toit manuelle
  • Historique
  • Fonctionnement : transfert de l’énergie du vent en énergie mécanique, à travers du rouet et de la lanterne, entraînant une meule pour obtenir une bonne mouture de blé.

Nos bénévoles seront là, pour vous expliquer et vous guider.

Vous pouvez cliquer sur les photos pour les agrandir.

Journée du patrimoine du 16 sept.2017

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Malgré le temps maussade mais néanmoins avec quelques rayons de soleil, les visiteurs

sont venus voir et écouter avec beaucoup d’attention les commentaires de notre président

Henri HYDRIO.

Un visiteur est même venu avec son drone pour nous faire des vues aériennes du moulin ,

Nous le remercions vivement.

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Article OF du 21/03/2106 sur le calvaire de la rue Louais

PEUT-ON SAUVER LE CALVAIRE DE LA RUE LOUAIS ?

Peut-on sauver le calvaire de la rue Louais ? la question peut paraître provocante pour les amoureux du patrimoine. Pourtant, elle se pose quand on analyse les propos tenus lors de l’assemblée générale de l’Amicale des moulin, fontaines et lavoirs, vendredi au centre des congrès. Préalablement, Daniel Le Meur avait fourni une présentation historique : “Un monument classé en 1918 dans un état d’abandon et de dégradation qui nécessiterait l’intervention de vrais spécialistes. Après une restauration en 1863, il fut déplacé en 1986 pour laisser passer les camions s’approvisionnant à une carrière, mais il a été remonté avec des non-sens dans un environnement détestable…”

Datant du  XV siècle

Vingt trois personnages sont dénombrés sur ce calvaire de facture gothique datant de la fin du XV siècle. Il fut démonté et caché durant la révolution : les mutilations de la statue de la sainte Catherine d’Alexandrie avec, à ses côtés, l’attribut de son martyre, une roue, attestent cependant de la violence de l’époque. Aux angles du socle se tiennent les évangélistes tenant des phylactères. Au sommet, d’un côté, une vierge de gloire présente son fils alors que de l’autre, la crucifixion, matérialisée par un Christ bras ouverts, illustre le mystère de la rédemption. Des anges récupèrent son sang qu’ils répandront pour le salut du monde. Au pied de la croix, une piéta exceptionnellement expressive, étonnée par tant de malheur, la vierge lève les yeux pour implorer le ciel. Apparemment sa prière n’est pas parvenue jusqu’à l’administration des monuments historiques.

Dans la salle, les propositions fusent : Et si l’on organisait une souscription pour la restaurer ? Le département ne pourrait-il pas participer à son sauvetage ? Ne conviendrait-il pas de le protéger en le mettant à l’abri dans une église ? Le débat est lancé pour tenter de sauver un chef-d’oeuvre en grand danger de disparaître.

LE CALVAIRE RUE LOUAIS PAR NOELLE GALLOT

56c56056206918adf504ed586b00af59_html_m616e6ca5A la limite d’Étables-sur-Mer et de Saint-Quay-Portrieux, un monument du XVe siècle se désagrège dans l’indifférence générale.
En 1462-1463, sévissent en Bretagne de grandes épidémies de peste, réduisant de 30% la population dans l’ensemble du pays. Les seigneurs de la rue Louais, les sires Nicol et Percevaux, échappent à la maladie. Pour remercier le ciel de sa clémence, ils décident d’ériger un calvaire à leurs frais. A Lesneven, quelques membres du grand atelier ducal du Folgoët achèvent la statue de Saint Jacques le Majeur (vous pouvez encore l’admirer). 56c56056206918adf504ed586b00af59_html_7b60f6d0Ils ont vite fait de recruter un sculpteur qui exécute l’oeuvre, conformément à leur demande : L’artiste représente la Crucifixion. Le Christ penche la tête vers la droite, tandis que quatre angelots récupèrent dans des vases le précieux Sang. Au pied de la croix, Marie Madeleine serre sur son coeur un flacon d’huile parfumée, tandis qu’à sa gauche Saint Jean tente de dominer sa peine. Sur l’autre face, la vierge porte son enfant sur le bras gauche. A sa droite, un ange la couronne. Le fût qui n’est pas d’origine, mesure 1m60. Sur le socle, à l’avers, Notre Dame de Pitié lève les yeux au ciel, comme pour y rechercher une justification à son immense chagrin. Elle a un visage rond de petite fille. Elle m’évoque toujours la Piéta de Michel Ange qu’on ne peut voir sans être ému.

Le sculpteur était-il gaucher ? Car contrairement aux habitudes de l’époque, elle tient la tête de son fils de la main gauche. Sa main droite repose sur la poitrine du défunt, espérant peut-être percevoir un dernier souffle de vie.
Malgré l’épaisse couverture de lichen qui aujourd’hui la dissimule à nos yeux, c’est une oeuvre admirable et poignante qui mériterait un autre destin….

Sur le revers, sainte Catherine d’Alexandrie s’appuie sur sa roue brisée. Dessous, les blasons des sires Nicol et Percevaux sculptés en bas relief sont illisibles. Les quatre évangélistes, qui aux quatre coins de la table devaient répandre la bonne nouvelle, ont presque complètement disparu.

Initialement situé à proximité du manoir de la rue Louais, donc sur St Quay-Portrieux, il fut déplacé probablement au début du XXe siècle, pour le positionner au centre de la rue Louais, à la limite des deux communes, au carrefour du chemin du ponto.

56c56056206918adf504ed586b00af59_html_7d596a98En 1987,  gênant la circulation automobile, il gagna son emplacement actuel, donc sur Étables-Sur-Mer. Il fut restauré en 1863 : Catherine et l’un des  évangélistes héritèrent d’une tête en ciment ! Le 25 janvier 1918, en pleine guerre  il fut classé Monument historique. Les Bretons espéraient-ils ainsi obtenir la prompte signature de la paix ? Le 23 novembre 1931, Henri Fortier de la Messelière fit un relevé précis des sculptures du Monument. Grâce à la netteté de ses croquis, j’ai pu décrire cette oeuvre ruinée par les intempéries et la pollution.

En 2006 les photos publiées par le Service Régional de l’Inventaire, rendent évidente la progression des dégradations subies depuis lors par ce monument, dont on cherche en vain un équivalent dans le département.
Comme pour entériner sa déchéance, son environnement, l’entrée de l’un des derniers chemins creux de la région, est constellé de constructions en parpaings. Sans oublier bien sûr, qu’il est devenu un lieu de parking bien pratique

Le calvaire de la rue Louais par Daniel le Meur

photo calvaire_0003Ce calvaire datant de la fin du XVe siècle porte encore les blasons, aujourd’hui effacés, des familles Nicol et de Perceveaux seigneurs du Manoir de la rue Louais qui en ont eut eu l’initiative.

Bien que ce calvaire soit incomplet, la statuaire comporte 23 personnages. Il fut démonté en 1793 et caché dans les familles durant la tourmente révolutionnaire: le fût de la croix d’origine a été remplacé par un fût de granit sombre à section polygonale aplatie.

La statue, mutilée de St Catherine d’Alexandrie, est témoin de cette période violente. Le calvaire fut restauré en 1863 par les soins de l’abbé Gicquel Recteur de Saint Quay. A la croisée de cinq chemins, il dominait le carrefour, érigé sur un petit tertre entouré d’un mur et d’une haie d’aubépine. Un porche de deux pierres dressées donnait accès à l’enclos. Cette structure est unique en Bretagne. Aux angles du socle se tiennent les évangélistes tenant des phylactères annonçant la parole aux quatre coins du monde. Sainte Catherine y figure avec la roue rappelant son martyre.

photo calvaire_0006Au  sommet, façade Est une vierge de gloire présente son fils, promesse de salut: c’est le mystère de l’incarnation. La façade Ouest, la crucifixion illustre le mystère de la rédemption: un christ bras ouverts, entouré de la vierge et de St Jean, des anges accueillant le précieux sang. Au pied de la croix se tient une piéta surmontant la table d’offrande. Si le monument porte les marques du temps, les personnages ont gardé une force d’expression qui introduit la méditation. Classé monument historique en 1918, mais en a-t-on tenu compte ? Il méritait mieux qu’une relégation. Il fut déplacé 1986 du cœur du carrefour à l’endroit actuel.