Sortie géologie du lundi 28 avril 2014

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Briefing de Michel

Nous n’étions qu’un groupe d’une douzaine de personnes pensant braver les aléas climatiques, et nous avons été bien récompensés par le temps — la journée s’est achevée sous un beau soleil — et aussi par la qualité de l’excursion.
L’église de Langueux a servi de point de rendez-vous.

la Grève des Courses
Nous sommes de là repartis jusqu’à la Grève des Courses. Même si le but de notre promenade n’était pas ce lieu, il mérite cependant d’être évoqué. Il s’est passé en ce lieu jadis des meetings aériens, puis que des courses hippiques (d’où son nom)… Au début des années 1960 on y a créé une décharge municipale gérée par la Mairie de Saint Brieuc où se sont entassé des déchets ménagers et des déchets industriels parfois douteux, voire toxiques en raison de l’attaque des métaux par l’eau de mer. En 1983, tous les herbus situés entre les 2 pointes qui encadrent la grève des courses avaient disparus. Qu’à cela ne tienne, on a rehaussé la décharge, qui couvrait 28 hectares, sur une épaisseur de 10 à 20 mètres selon les endroits ! Ainsi ont disparu les nurseries à poissons plats et les dernières roselières et d’herbus qui accueillaient les oiseaux migrateurs. Cette décharge est une catastrophe écologique pour la Baie de Saint Brieuc : la mer baignant les dépôts à chaque marée et les eaux de pluie ont produit des jus de toxiques stérilisant le milieu marin littoral sur plus de 100 mètres au large. La décharge n’a été fermée qu’en 1989, mais a perduré jusqu’en 1993, quand la mairie l’a recouverte de plusieurs mètres d’argile pour limiter son lessivage par la pluie. Ni vu ni connu ?
Les poudingues
Petite note étymologique: Le mot poudingue est adapté de l’anglais pudding-stone ‘pierre de pudding’. Le pudding anglais est un entremets à base de mie de pain, de farine, d’œufs, de moelle de bœuf et de raisins de Corinthe, souvent parfumé avec de l’eau-de-vie, que l’on sert traditionnellement à Noël en Grande-Bretagne. Le mot pourrait venir du français boudin issu du latin vulgaire *botellinus, dérivé du latin botellus « saucisse ». .. Il suffit de remplacer les raisins par des galets
de beaux poudingues3

de beaux poudingues2
Les poudingues de Cesson les plus connus sont situés au nord.
départ vers le nord
Pour les atteindre, nous franchissons une zone de vase couverte d’abondants dépôts de sulfure de fer qui donnent cette couleur noire aux sédiments. Heureusement qu’Henri nous a fait prendre des bottes ! Ces poudingues sont formés de galets de plusieurs sortes (poudingues polygéniques) très déformés (avec cependant des différences selon la taille et surtout selon la nature des galets).
Le paysage est intéressant

une végétation amphibie

mais quelles sont ces fleurs

La plante en photo s’appelle COCHLEAIRE ou herbe à scorbut car ses feuilles sont riches en vitamines C et les marins avaient l’habitude d’en manger :gout acre et piquant qui rappelle le raifort .C’est une plante halophyte c.a.d.adapté au milieu salé Onpeut la trouver aussi au bord des routes où l’on dépose le sel.

En revenant sur nos pas,
avec des poses pendant la pause

Pose pendant la pause

nous examinons l'enrochement de la Grève des Courses… Nous y voyons des poudingues très déformés qui proviennent des carrières du Gouet… Ceux qui sont situés le plus au sud (il s’agit des les plus anciens) englobent des gros galets formés de Trondhjémite, une variété de diorite (le mot est fait sur celui de la ville de Trondheim, en Norvège).
Nous passons ensuite de l'autre côté de l'Anse d'Yffiniac pour arriver sur le site de l’Hôtellerie à Hillion. Une autre traversée dans la vase collante
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pour atteindre un filon de dolérite bien connu pour son altération en boules… avec de fines écailles en pelure d’oignon.
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Merci mille fois à notre guide, le passionné Michel Guillaume, qui sait se mettre à la portée des néophytes et accepte toujours avec patience de répondre à nos questions.
Et merci comme à chaque fois à Hélène : rien n’échappe à l’œil de son appareil photo !

“découverte des algues” lundi 31 mars 2014

Le lundi 31 mars 2014, le club de marche de l’Amicale du Moulin a organisé une sortie à Pors Moguer en Plouha, animée par Thierry Diuzet, de la société Algues Armorique et de Lucien Anquet, le célèbre accordéoniste, connu également pour ses connaissances encyclopédiques dans le domaine des algues.
Il semble que le sujet intéresse beaucoup de monde, car notre nombre dépassait largement le quota de 25 initialement prévu. Partis à 11h00 de la place de Verdun en covoiturage, nous nous sommes installés sur la belle jetée ensoleillée de Pors Moguer. Chacun avait son pique-nique, mais une surprise nous attendait : nos amis organisateurs avaient préparé une série de plats succulents, bien entendu tous à base d’algues,
photo 1servis par Lucien Anquet et Monique Kubiak, de l’association croqueuses d’algues :http://croqueusesdalgues.com/

À 14h, Thierry nous a fait parcourir la plage, les plus obéissants chaussés d’une paire de bottes et armés d’un seau et d’une paire de ciseaux :

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Suivant un circuit bien rodé, il nous a présenté tour à tour la dizaine d’espèces comestibles commercialisées (Haricot de mer, ressemblant au haricot vert ; Nori, algue noire qui se consomme comme les champignons ; Dulse, algue rouge excellente en salade ou cuite ; Kombu, qui peut accompagner d’autres légumes ; Ulve (laitue de mer), la fameuse algue verte qui se consomme aussi bien crue que cuite ; Wakame (dita aussi fougère de mer), d’origine japonaise, au goût d’huître :
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Spiruline : micro-algue riche en minéraux et vitamines), mais aussi d’autres espèces trop rares ou fragiles pour qu’on risque de les faire disparaître par une exploitation trop intensive. Nous avons ainsi appris que si les algues sont infiniment variées, aucune n’est toxique. On ne doit les cueillir que lorsqu’elles sont encore fixées sur les rochers, en en coupant seulement une partie avec des ciseaux afin qu’elles puissent continuer à croître ensuite. Surtout ne jamais en ramasser détachées. Tous étaient sages et attentifs, et les réponses de Thierry à nos nombreuses questions ont pu enrichir les exposés.
Après cette balade au bord de l’eau, nous nous sommes rendus en cortège à l’ANAS (Tréveneuc) où Thierry Diuzet nous a fait goûter une série de spécialités délicieuses préparées sous nos yeux, arrosées comme il convient de l’excellent cidre de Jacques Barreau.

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La boutique est située à Lanvollon. Pour connaître les horaires d’ouverture, consultez le blog :

http://algues-armorique.blogspot.com

Voyez aussi les infos du moment sur Facebook, page public : algues armorique (n’hésitez pas a cliquer sur j’aime). Vous pouvez contacter Thierry à l’adresse :

contact@algues-armorique.com

Merci à Hélène Guégan pour ses photos.

Balade du groupe de marche du 2 décembre 2013

Onze personnes au départ, quatre prenant un raccourci en cours de route…
Ca faiblit, les marcheurs ! Pourtant, un bon tour de côte au-delà de Saint-Marc, ça revigore…

Donc, vous êtes prié(e)s de vous remuer et de venir à 14h le lundi Place de Verdun pour de nouvelles aventures…

Jean Le Dû

Bréhec ou un voyage dans le temps.

La plupart des 21 personnes qui ont participé à l’excursion connaissaient l’anse de Bréhec, si proche de Saint-Quay-Portrieux, mais peu se doutaient des trésors qu’elle recèle et que seul un spécialiste comme Michel Guillaume peut révéler. Passionné de géologie, dans un langage clair adapté à nos modestes connaissances, il nous a entraînés dans une plongée vertigineuse vers le passé lointain de notre planète, il y a 600 millions d’années, reconstituant à partir de l’aspect des roches et de leurs positions respectives l’évolution géologique de la zone : située à l’origine dans l’hémisphère sud, elle a lentement dérivé vers sa localisation actuelle. Une chaîne de montagnes élevées s’y est dressée et s’est érodée ; la poussée hercynienne a donné naissance à une nouvelle chaîne — haute comme les Alpes ou l’Himalaya — avant de s’user à nouveau pour donner le paysage que nous avons sous les yeux. Michel n’a pas fait de géologie-fiction en nous disant dans quel sens l’évolution se produirait… Patientons.

Cette excursion est une leçon de modestie qui devrait être obligatoire pour tous les futurs élus en leur remettant, c’est le cas de le dire, les pieds sur terre…

Sites recommandés par Michel Guillaume :
http://www.vivarmor.fr/
http://vivarmor.over-blog.com/

Les gens prenant le soleil aux terrasses des cafés et restaurants ou sur la plage, le calme et l’atmosphère nonchalante donnaient à Bréhec ce lundi 7 octobre un petit air d’île grecque.

Un correspondant local branché…

Mardi 1 octobre, Ouest-France annonçait sous la rubrique Saint-Quay-Portrieux :
Un concert très apprécié du public:
70 personnes assistaient vendredi soir au concert organisé par l’Amicale des moulins, fontaines et lavoirs, au centre des congrès. Le programme était varié avec la participation d’un trio de chanteurs et musicienns locaux composé pour la soirée par le groupe des Morsgaël avec Nick Malicka chanteur guitariste et Georges Breuil, violoniste accompagné par Céline, chanteuse et guitariste.
Une photo représentait les trois musiciens avec le commentaire: Le groupe Morsgaël et Céline ont entonné des airs enjoués.

Petit oubli, cependant : la vedette de la soirée était Bruce Phillips, un crooner venu du New-Jersey… On trouvera sur le site un compte rendu et des photos de sa prestation, et sur Youtube un enregistrement du concert que nous conseillons vivement au correspondant infidèle d’aller voir…

Plougrescant : journée de marche du 16 septembre 2013

Lundi 16 septembre 2013, le club de marche a organisé la première randonnée de l’année autour de Plougrescant : 16 personnes y ont participé.

plougrescant

Nous avons commencé par une visite guidée de la chapelle de Saint-Gonéry (1) http://www.plougrescant.fr/spip.php?article47.
Marc Ponsonnet, membre de l’association des amis de la chapelle a commenté ce monument, et a même obtenu la permission de nous faire visiter une partie de ce monument qui est actuellement en travaux. Cette association a édité un ouvrage sur la chapelle :
http://www.letelegramme.fr/local/cotes-d-armor/lannion-paimpol/treguier/plougrescant/les-amis-de-la-chapelle-saint-gonery-une-brochure-editee-10-02-2012-1596443.php
Nous sommes ensuite descendus à Ralévy (6), sur la côte ouest, à travers champs et chemins, en essuyant quelques averses vite séchées par le vent, et la promenade s’est poursuivie le long de la côte : Rojo Wenn, Porz Scaff (5)et le rocher de Napoléon, puis la lande où a été tournée une partie du film de Jean-Pierre Genet Un long dimanche de fiançailles en 2004. Nous avons pique-niqué à Poull Stripo (la mare aux tripes ?) à l’abri des rochers, mais sous le soleil ! Une bonne averse et un bon coup de vent, puis nous avons pu admirer l’écume dans le gouffre (4) de Castel-Meur (‘le grand château, mot qui désigne souvent en breton de grands rochers). Peut-on ajouter que certain(e)s n’étaient pas rassuré(e)s en escaladant les rochers ?
Nous sommes ensuite allés jusqu’à la Pointe du Château (3) (sans château, mais avec des rochers !), la partie la plus septentrionale de la Bretagne. Puis Porz Bugale (le port des enfants, ou des bergers), Porz Hir (le long port), le Castel (toujours des châteaux !), où Lucien a joué de l’accordéon avec accompagnement de taille-haie ; malgré ses efforts, il n’a pas réussi à faire chanter Jean Le Dû en breton. Après Beg Vilin (pointe du moulin), remontée vers Kernevez pour un petit goûter.
Comme toute expédition en pays hostile, il y a eu des aventures : Hélène et Marie-Françoise ont été enlevées par des inconnus, mais elles ont réussi à s’évader et à rejoindre sans dommage le gros de la troupe.
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