Aube au moulin

Hivernage du moulin (14 novembre 2013)

Pourquoi entretenir le moulin en ce mois de novembre ? Alors qu’il est à l’arrêt.
Un moulin ne reste pas inerte, hormis les murs et les planchers, toutes les autres parties sont en mouvement : Le toit tourne pour la mise au vent des ailes, ainsi que les ailes, le rouet, la lanterne, les meules, la bluterie. Cette mécanique est solide et fragile à la fois. Les pièces qui tournent ou qui frottent s’usent, sans parler des chocs dus aux coups de vent soudains et violents. Il faut tout contrôler, nettoyer, graisser…
L’équipe des ailes a rhabillé les meules
L’équipe des ailes met à profit cette période creuse de l’année pour accomplir une grande révision au cours de laquelle la lanterne (300kg) et les meules (600kg) sont démontées et contrôlées. Grâce à ces opérations le moulin tourne et régale les visiteurs tout l’été sans incident majeur.
Aujourd’hui les meuniers ont procédé au rhabillage des meules : l’opération consiste à recreuser les rayons des meules pour permettre l’écoulement de la farine lors du broyage. Cette opération délicate, autrefois réalisée avec un marteau à piquer, est aujourd’hui effectuée au marteau burineur.
Le moulin est maintenant prêt à affronter l’hiver et à tourner au printemps prochain.

Hissage au palan de la lanterne et du gros fer, pour dégager la meule tournante.

Levage de la meule tournante grâce à la levée (potence équipée de deux bras en acier)

Rhabillage de la meule dormante au marteau burineur